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  • climate hacking: DAC

    climate hacking: DAC

    Capture Directe du Carbone :
    DAC – Direct Air Capture

    La Capture Directe du Carbone (DAC) est une technologie de séquestration du CO₂ visant à réduire la concentration de ce gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Elle repose sur l’utilisation de machines spécialisées pour capturer directement le CO₂ de l’air ambiant, puis le stocker ou le valoriser.

    Principe de fonctionnement 🔬

    L’air ambiant contient environ 0,04 % de CO₂, ce qui rend son extraction difficile. Les systèmes de DAC utilisent des processus chimiques pour piéger ce gaz à faibles concentrations.

    Deux méthodes principales existent :

    A. Absorption liquide 🌊

    • L’air est aspiré à travers une solution chimique liquide (ex. amines, hydroxydes alcalins) qui piège le CO₂.
    • Une fois saturée, la solution est chauffée pour libérer le CO₂ purifié, puis réutilisée.
    • Exemples : Climeworks (Suisse) utilise des amines pour capter le CO₂.

    B. Adsorption solide 🧊

    • Le CO₂ se fixe sur une surface solide poreuse (ex. oxydes métalliques, zéolithes, MOFs – Metal-Organic Frameworks).
    • Un changement de température ou de pression permet ensuite de récupérer le CO₂.
    • Exemples : Global Thermostat (USA) utilise des zéolithes pour adsorber le CO₂.

    Stockage ou valorisation du CO₂ 🏗️

    Une fois capturé, le CO₂ peut être stabilisé de plusieurs façons :

    A. Séquestration géologique 🌍

    • Injection dans des formations rocheuses profondes, sous la terre ou sous les océans.
    • Utilisation de cavités salines ou d’anciens réservoirs pétroliers/gaziers.
    • Conversion en carbonates minéraux stables avec du basalte (ex. projet CarbFix en Islande).

    B. Réutilisation industrielle ⚙️

    • Production de carburants synthétiques (Power-to-Liquid).
    • Incorporation dans des matériaux de construction (béton captant le CO₂).
    • Fabrication de polymères et plastiques.

    Déploiement et faisabilité 🌐

    A. Installations existantes 🏭

    Plusieurs entreprises testent déjà la DAC :

    • Climeworks (Suisse) – Usines DAC avec séquestration en Islande.
    • Carbon Engineering (Canada) – Projet de DAC à grande échelle avec stockage souterrain.
    • Global Thermostat (USA) – Approche basée sur l’adsorption solide.

    B. Défis techniques et économiques 💰

    Avantages

    • Élimination active du CO₂ de l’atmosphère.
    • Compatible avec d’autres stratégies de décarbonation.
    • Peut être utilisée pour produire des carburants neutres en carbone.

    Inconvénients

    • Très énergivore (chaleur + électricité).
    • Coût encore élevé (~100-600 $/tonne de CO₂).
    • Besoin de stockage sécurisé sur le long terme.

    Futur de la DAC 🚀

    Les progrès en nanomatériaux, électrochimie et énergies renouvelables pourraient réduire les coûts et augmenter l’efficacité. Couplée à des énergies propres, la DAC pourrait devenir une solution clé pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

    Source: GPT 03.2025

    Une excellente newsletter sur le domaine de la géo-ingénierie

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  • climate hacking: LCE/BRM/UHIM

    climate hacking: LCE/BRM/UHIM

    Augmentation de l’albédo terrestre :
    Réduire l’absorption de chaleur par des surfaces plus réfléchissantes

    L’albédo est la capacité d’une surface à réfléchir la lumière solaire. Augmenter l’albédo terrestre consiste à modifier certaines surfaces pour qu’elles renvoient plus de rayonnement solaire vers l’espace, réduisant ainsi le réchauffement climatique.

    Méthodes et stratégies principales

    Modification des infrastructures urbaines

    • Toits et routes réfléchissants :
    • Peindre les toits en blanc ou utiliser des matériaux réfléchissants réduit la chaleur absorbée par les bâtiments.
    • Cela peut aussi réduire le phénomène d’îlot de chaleur urbain, où les villes deviennent plus chaudes que les zones rurales environnantes.
    • Revêtements spéciaux pour routes et parkings :
    • Utiliser des pavés clairs ou des enrobés réfléchissants limite l’absorption de chaleur.
    • Exemples : asphaltes à haute réflectivité, bétons clairs.

    Modification des surfaces naturelles

    • Encourager des cultures plus claires :
    • Planter des variétés agricoles à feuilles plus claires pourrait augmenter l’albédo des champs et limiter l’absorption de chaleur.
    • Cela peut être combiné avec des techniques de gestion agricole avancée.
    • Augmenter la couverture neigeuse ou glaciaire :
    • Expérimentations avec des films réfléchissants pour ralentir la fonte des glaciers (testé sur des glaciers alpins).
    • Contrôle de la désertification :
    • Certaines études suggèrent que remplacer des sols sombres par des surfaces plus claires (ex. zones désertiques couvertes de minéraux blancs) pourrait augmenter l’albédo.
    • Effet controversé : cela pourrait modifier les précipitations et perturber les écosystèmes locaux.

    Déploiement de matériaux réfléchissants à grande échelle

    • Nano-matériaux réfléchissants :
    • Utilisation de particules réfléchissantes dispersées sur le sol ou sur les océans pour renvoyer plus de lumière solaire.
    • Exemples : poudres de silice, microbilles réfléchissantes.
    • Miroirs terrestres géants :
    • Projet expérimental visant à installer des panneaux ultra-réfléchissants sur de grandes surfaces terrestres stratégiques.

    Avantages et limites

    Avantages :

    • Méthodes souvent peu coûteuses comparées à d’autres formes de géo-ingénierie.
    • Réduction de la chaleur locale, notamment dans les villes.
    • Peut être mise en place progressivement et adaptée selon les besoins.

    Limites et risques :

    • Efficacité limitée à l’échelle planétaire : l’albédo terrestre ne peut être augmenté que modérément (contrairement aux techniques stratosphériques).
    • Modification potentielle des régimes de précipitations en influençant la dynamique atmosphérique locale.
    • Impacts écologiques incertains si certaines surfaces naturelles sont trop modifiées.

    Faisabilité actuelle

    Certaines techniques, comme les toits blancs, sont déjà déployées à grande échelle. D’autres approches, comme les nano-matériaux réfléchissants, restent expérimentales. Les grands projets d’augmentation de l’albédo terrestre nécessitent encore des études approfondies avant un déploiement massif.

    Source: GPT 03.2025

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  • climate hacking: OMR

    climate hacking: OMR

    Altération des courants marins :
    Modifier la circulation océanique pour influencer le stockage de chaleur et de carbone

    Mécanismes et technologies potentielles

    1. Pompes océaniques pour mélanger les couches d’eau
      • Des pompes flottantes ou structures verticales pourraient être utilisées pour faire remonter les eaux froides et riches en nutriments des profondeurs vers la surface.
      • Objectif : stimuler la photosynthèse du phytoplancton, ce qui absorberait davantage de CO₂.
      • Effet secondaire possible : refroidissement temporaire des zones de surface, modifiant la répartition thermique de l’océan.
    2. Amplification des courants naturels
      • L’Atlantique Nord et l’océan Austral sont des zones cruciales pour le transport de chaleur et de carbone.
      • Des structures sous-marines ou des installations flottantes pourraient être envisagées pour canaliser ou renforcer certains flux océaniques, influençant ainsi la circulation globale.
    3. Barrages et détournement de courants
      • Des barrages sous-marins ou d’immenses rideaux pourraient être placés dans certaines zones stratégiques pour ralentir ou réorienter des courants marins.
      • Exemples hypothétiques :
        • Modifier la circulation thermohaline pour empêcher un ralentissement du Gulf Stream, qui pourrait causer un refroidissement en Europe.
        • Réduire l’impact du courant circumpolaire antarctique, qui influence le transport de carbone entre les océans.

    L’océan joue un rôle clé dans la régulation du climat en absorbant la chaleur et le dioxyde de carbone (CO₂) de l’atmosphère. Modifier ses courants pourrait théoriquement influencer cette capacité de stockage et ainsi atténuer certains effets du réchauffement climatique.

    Risques et controverses

    • Effets imprévisibles : Les courants marins sont interconnectés avec les écosystèmes marins et le climat global. Une modification mal contrôlée pourrait provoquer des événements climatiques extrêmes ou perturber la biodiversité.
    • Déséquilibre des écosystèmes : Des changements brusques de température ou de nutriments pourraient favoriser des espèces invasives et impacter la chaîne alimentaire.
    • Impacts géopolitiques : Certaines nations pourraient être avantagées (ou désavantagées) par ces modifications, créant des tensions internationales.

    Faisabilité actuelle

    Cette approche reste largement théorique, avec quelques expériences limitées sur le pompage d’eau profonde. Modifier les grands courants océaniques de manière contrôlée nécessiterait des infrastructures colossales et une compréhension plus fine des interactions océaniques et climatiques.

    Source: GPT 03.2025

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  • climate hacking: OIF

    climate hacking: OIF

    Fertilisation des océans – OIF (Ocean Iron Fertilization) : Principe et mise en œuvre

    La fertilisation des océans est une technique de géo-ingénierie du carbone visant à stimuler la croissance du phytoplancton en ajoutant des nutriments, principalement du fer, dans certaines régions océaniques. L’objectif est de favoriser la photosynthèse, qui permet d’absorber et de fixer le dioxyde de carbone (CO₂) atmosphérique, réduisant ainsi son impact sur le réchauffement climatique.

    1. Principe scientifique

    Le phytoplancton, constitué de microalgues, est à la base de la chaîne alimentaire marine et joue un rôle clé dans le cycle du carbone. Comme les plantes terrestres, il utilise la photosynthèse pour convertir le CO₂ dissous en matière organique. Cependant, dans certaines parties de l’océan, le fer est un facteur limitant pour sa croissance.

    L’ajout de fer dans ces zones dites HNLC (High-Nutrient, Low-Chlorophyll) permet d’augmenter la biomasse phytoplanctonique, ce qui entraîne :

    • Une absorption accrue de CO₂ de l’atmosphère.
    • Un transfert de carbone vers les profondeurs via la sédimentation des organismes morts.
    • Un effet bénéfique sur certaines chaînes alimentaires marines, avec une production accrue de zooplancton et de poissons.

    2. Zones ciblées pour la fertilisation

    Les régions où le fer est naturellement en faible concentration et où les nutriments comme le nitrate et le phosphate sont abondants sont les plus propices à cette technique. Les principales zones HNLC sont :

    • L’océan Austral
    • Le Pacifique Nord
    • L’Atlantique équatorial
    • Certaines zones du Pacifique équatorial

    Ces régions sont les plus adaptées car elles disposent de nutriments en quantité suffisante, mais manquent de fer pour soutenir une prolifération massive du phytoplancton.


    3. Techniques d’application

    Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour disperser le fer dans l’océan :

    A. Dispersion directe de particules de fer

    • Poudres d’oxyde de fer, sulfate de fer ou fer chélaté dispersées en mer.
    • Transport par bateaux ou drones marins pour une diffusion ciblée.

    B. Utilisation d’organismes ferrobactériens

    • Certaines bactéries marines peuvent mobiliser le fer contenu dans les sédiments et le rendre biodisponible.

    C. Déversement de cendres volcaniques

    • Les cendres contiennent des minéraux riches en fer qui, en tombant sur la surface océanique, fertilisent l’eau de manière naturelle.

    4. Efficacité et limites

    ✅ Avantages :

    • Peut entraîner une absorption importante de CO₂ (jusqu’à plusieurs centaines de millions de tonnes par an).
    • Peut stimuler la production biologique dans l’océan et soutenir certaines espèces marines.
    • Inspiré des processus naturels (poussières désertiques fertilisant l’Atlantique).

    ❌ Inconvénients et risques :

    • Durée de stockage incertaine : le carbone absorbé par le phytoplancton ne reste pas toujours dans les profondeurs océaniques, une partie est réémise dans l’atmosphère.
    • Risque d’hypoxie : une prolifération excessive d’algues peut entraîner la consommation d’oxygène en profondeur et créer des zones mortes.
    • Perturbation des écosystèmes : modification des chaînes alimentaires marines, impact sur les espèces locales.
    • Production accrue de gaz à effet de serre secondaires (ex. méthane, protoxyde d’azote).

    5. Expérimentations passées et controverses

    Des essais ont été menés depuis les années 1990 :

    • IronEx I et II (Pacifique, 1993-1995) : Premiers tests démontrant un doublement de la biomasse phytoplanctonique après fertilisation au fer.
    • LOHAFEX (Océan Austral, 2009) : Test plus contrôlé, montrant que le carbone capturé était rapidement recyclé par le zooplancton.
    • Haida Gwaii (Canada, 2012) : Expérience controversée de fertilisation illégale menée par une entreprise privée, provoquant un débat sur la régulation de ces pratiques.

    6. Régulation et perspectives

    Actuellement, la fertilisation des océans est strictement encadrée par des conventions internationales comme :

    • La Convention de Londres (LC-LP, 2008) : Interdiction des fertilisations à grande échelle sans cadre scientifique.
    • La Convention sur la biodiversité (CBD, 2010) : Mise en garde contre les impacts environnementaux potentiels.

    À l’avenir, des approches hybrides (ex. combinaison avec l’aquaculture de macroalgues) pourraient être explorées pour maximiser l’efficacité de cette technique sans perturber les écosystèmes.


    Conclusion

    La fertilisation des océans est une solution potentielle pour capter le CO₂ atmosphérique, mais son efficacité à long terme et ses impacts écologiques restent incertains. Elle illustre bien le dilemme de la géo-ingénierie : un équilibre fragile entre bénéfices climatiques et risques environnementaux.

    Source : GPT 03.2025

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