Modification des courants atmosphériques par création d’ondes atmosphériques artificielles grâce à des stations d’émission au sol





Modification des noyaux de condensation par pulvérisation de noyaux de condensation modifiés ou Injection de particules hygroscopiques





modification des courants atmosphériques par changement des propriétés de surface depuis la stratosphère


Modification de la couverture nuageuse de haute altitude
(High-altitude Cloud Modification, Cirrus Cloud Thinning – CCT)
Cette technique consiste à réduire la présence des nuages cirrus pour augmenter l’évacuation du rayonnement infrarouge terrestre vers l’espace, contribuant ainsi à un refroidissement global. Contrairement à d’autres méthodes de géo-ingénierie qui réfléchissent la lumière solaire (comme l’injection d’aérosols stratosphériques ou l’éclaircissement des nuages marins), cette approche agit sur le piégeage thermique.
Mécanisme d’action des nuages cirrus sur le climat
Les nuages cirrus sont des nuages de haute altitude (8-12 km) composés de cristaux de glace. Ils ont un double effet climatique :
- Effet de serre – Ils retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, contribuant au réchauffement global.
- Effet de refroidissement – Ils réfléchissent légèrement la lumière du soleil, mais cet effet est moins important que leur capacité à piéger la chaleur.
Le but de la modification des nuages cirrus est donc de réduire leur épaisseur ou leur formation, afin de libérer davantage de chaleur dans l’espace.
Méthodes proposées pour modifier la couverture cirrus
1. Injection de particules pour réduire la formation des cristaux de glace
- En introduisant des aérosols spécifiques dans l’atmosphère (ex. sels métalliques, poussières minérales), on peut perturber la formation des cristaux de glace dans les cirrus.
- Moins de cristaux = des nuages plus fins et moins opaques au rayonnement infrarouge.
- Matériaux possibles :
- Bismuth tri-iodide (BiI3) – connu pour influencer la formation de glace.
- Poussières minérales – inspirées des cendres volcaniques naturelles.
2. Modification des noyaux de condensation
- L’ajout de particules spécifiques peut favoriser la formation de cristaux plus gros, qui tombent plus vite sous forme de précipitations et réduisent la couverture nuageuse.
3. Modification des courants atmosphériques
- En altérant la dynamique des jets streams, il pourrait être possible de limiter la formation des cirrus.
- Cette méthode est encore théorique et difficile à mettre en œuvre.
Déploiement stratégique des interventions
Les interventions seraient ciblées sur les régions où les cirrus ont le plus d’impact sur l’effet de serre :
Zones prioritaires :
- Régions tropicales (Afrique équatoriale, Amazonie, Pacifique Ouest) où les cirrus sont abondants.
- Zones de forte humidité atmosphérique (océan Indien, Pacifique Sud).
- Régions polaires – la diminution des cirrus pourrait accélérer la dissipation de la chaleur et ralentir la fonte des glaces.
Méthode de dispersion :
- Utilisation d’avions spécialisés pour injecter les particules aux bonnes altitudes.
- Satellites et drones stratosphériques pour surveiller les effets en temps réel.
Risques et incertitudes
- Modification des précipitations – Une réduction des cirrus pourrait impacter les régimes de pluie en changeant la circulation atmosphérique.
- Effets imprévus sur la chimie atmosphérique – Certains aérosols pourraient avoir des conséquences non anticipées sur l’ozone ou d’autres phénomènes climatiques.
- Difficulté à contrôler et réversibilité – Contrairement à d’autres méthodes, les effets de cette intervention pourraient être difficiles à corriger rapidement.
Conclusion
La modification des nuages cirrus est une approche moins étudiée que d’autres techniques de géo-ingénierie mais potentiellement efficace pour réduire le réchauffement global. Elle nécessite encore des expériences en conditions réelles pour évaluer son impact et ses risques avant un déploiement à grande échelle.
Source: GPT 03.2025